Oudtshorn
Après une semaine sur le sol africain, nous voilà fin prêts pour un trajet pas comme les autres. Nous décidons de prendre les taxis locaux pour entrer vraiment dans le pays. Ici, la coutume est plutôt de louer une voiture ou de voyager en bazbus. Ce dernier mode de transport semble faire l’unanimité en Afrique du Sud mais ne nous convient pas vraiment. Il est certes pratique d’être conduits d’une guesthouse à une autre mais cela nous semble aussi authentique qu’économique.
Nous voilà donc debout à 6 heures, préparation des sacs et direction la place des taxis. Un minibus de 15 places assises, équivalent des colectivos sud-américains, nous mène à l’extérieur de la ville vers un township. Petit mélange d’excitation et d’aventure... Le township est une agglomération d’habitations précaires entourant les villes. Même si l’on sent bien que la séparation raciale est révolue, aucune tête de blanc à l’horizon. Il est très déstabilisant de passer d’une rue à l’autre, de magnifiques villas à des abris de fortune en tôle. Nous trouvons très rapidement notre deuxième taxi pour nous rendre à Bellvill, situé sur aucune carte mais apparemment carrefour important pour continuer notre route. Un trajet bien agréable, rythmé par un cd de gospel et les gens du bus qui chantent à l’arrière.
Arrivés à 9h00, nous nous renseignons sur la suite de notre itinéraire et nous inscrivons pour rejoindre Oudshorn. Le principe de ce moyen de transport est d’attendre qu’il soit plein pour partir, ça on connaît bien, et pourtant… Les heures défilent, des sourires s’échangent mais rien ne semble bouger. Des dames passent et portent de lourdes corbeilles de fruits sur leur tête. Ce n’est qu’à 15h00 qu’on nous annonce que la liste est pleine et que le bus va arriver. Nous sommes soulagés… Enfin, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le bus finit par arriver mais il nous manque encore un chauffeur, départ une heure plus tard.
On fait des sacrés rires, c’est très animé. Nous pouvons communiquer avec la plupart en anglais mais ils parlent entre eux xhosa. C’est très chantant et ponctués de « clics » étranges. On a bien eu le temps de chercher un son équivalent pour vous le décrire. Aurélie a pensé au son des bocaux de confiture lorsqu’ils refroidissent. Pour ceux qui n’ont jamais fait de confiture, Steph a une référence cinématographique, les dieux sont tombés sur la tête. Le chauffeur ne sait pas trop où il va et tout le monde s’en mêle, ça promet. Les heures passent et avouons-le franchement, on sort de notre zone de confort. Nous finissons par arriver à Georges vers 23h00 et le taxi fait le tour des townships pour déposer les gens. Nous sommes alors impressionnés par l’étendue de ces maisons de fortune. L’Afrique du Sud nous déstabilise… Deux mondes si différents semblent se côtoyer !
Nous sommes les deux derniers dans le bus, en direction d’Oudtshorn. On n’en peut plus et lorsqu’à minuit, dans le froid, toutes les auberges sont complètes ou fermées, on se dit qu’on a besoin d’aide. Univers infini… et voilà qu’un bed and breakfast nous ouvre sa porte. Une belle nuit de sommeil nous attend. Nous revoilà plongés dans le voyage. Le plus surprenant c’est d’apprivoiser à nouveau l’incertitude, l’inconfort, l’attente… si bien que nous finirons par ne même plus les ressentir.
Au petit matin, nous découvrons la ville connue pour l’élevage d’autruche. On ne résiste pas à la tentation d’acheter un œuf en espérant en faire notre souper. Les rires en apprenant qu’il correspond à 24 œufs de poules… Bon, ça fera aussi le déjeuner et les sandwichs du jour suivant !!!
La dame, très gentille, propose de nous amener à Cango Cave, grottes réputées de la région à quelques 30 kilomètres. C’est donc sur le pont de son pick-up que nous nous remémorons le fameux stop en Argentine. Une visite guidée nous permet d’apprécier des formes et des couleurs incroyables…
Nous serons pris au retour par un couple de sud-africains en vacances. Ils ont à peu près notre âge et ont choisi un chemin spirituel, Jean-Pierre est pasteur. Après cette journée, nous ne comprenons pas pourquoi l’Afrique du Sud fait si peur au niveau de l’insécurité. Nous avons rencontré tellement de personnes prêtes à nous aider… Trop bien !
Nous voilà donc debout à 6 heures, préparation des sacs et direction la place des taxis. Un minibus de 15 places assises, équivalent des colectivos sud-américains, nous mène à l’extérieur de la ville vers un township. Petit mélange d’excitation et d’aventure... Le township est une agglomération d’habitations précaires entourant les villes. Même si l’on sent bien que la séparation raciale est révolue, aucune tête de blanc à l’horizon. Il est très déstabilisant de passer d’une rue à l’autre, de magnifiques villas à des abris de fortune en tôle. Nous trouvons très rapidement notre deuxième taxi pour nous rendre à Bellvill, situé sur aucune carte mais apparemment carrefour important pour continuer notre route. Un trajet bien agréable, rythmé par un cd de gospel et les gens du bus qui chantent à l’arrière.
Arrivés à 9h00, nous nous renseignons sur la suite de notre itinéraire et nous inscrivons pour rejoindre Oudshorn. Le principe de ce moyen de transport est d’attendre qu’il soit plein pour partir, ça on connaît bien, et pourtant… Les heures défilent, des sourires s’échangent mais rien ne semble bouger. Des dames passent et portent de lourdes corbeilles de fruits sur leur tête. Ce n’est qu’à 15h00 qu’on nous annonce que la liste est pleine et que le bus va arriver. Nous sommes soulagés… Enfin, nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le bus finit par arriver mais il nous manque encore un chauffeur, départ une heure plus tard.
On fait des sacrés rires, c’est très animé. Nous pouvons communiquer avec la plupart en anglais mais ils parlent entre eux xhosa. C’est très chantant et ponctués de « clics » étranges. On a bien eu le temps de chercher un son équivalent pour vous le décrire. Aurélie a pensé au son des bocaux de confiture lorsqu’ils refroidissent. Pour ceux qui n’ont jamais fait de confiture, Steph a une référence cinématographique, les dieux sont tombés sur la tête. Le chauffeur ne sait pas trop où il va et tout le monde s’en mêle, ça promet. Les heures passent et avouons-le franchement, on sort de notre zone de confort. Nous finissons par arriver à Georges vers 23h00 et le taxi fait le tour des townships pour déposer les gens. Nous sommes alors impressionnés par l’étendue de ces maisons de fortune. L’Afrique du Sud nous déstabilise… Deux mondes si différents semblent se côtoyer !
Nous sommes les deux derniers dans le bus, en direction d’Oudtshorn. On n’en peut plus et lorsqu’à minuit, dans le froid, toutes les auberges sont complètes ou fermées, on se dit qu’on a besoin d’aide. Univers infini… et voilà qu’un bed and breakfast nous ouvre sa porte. Une belle nuit de sommeil nous attend. Nous revoilà plongés dans le voyage. Le plus surprenant c’est d’apprivoiser à nouveau l’incertitude, l’inconfort, l’attente… si bien que nous finirons par ne même plus les ressentir.
Au petit matin, nous découvrons la ville connue pour l’élevage d’autruche. On ne résiste pas à la tentation d’acheter un œuf en espérant en faire notre souper. Les rires en apprenant qu’il correspond à 24 œufs de poules… Bon, ça fera aussi le déjeuner et les sandwichs du jour suivant !!!
La dame, très gentille, propose de nous amener à Cango Cave, grottes réputées de la région à quelques 30 kilomètres. C’est donc sur le pont de son pick-up que nous nous remémorons le fameux stop en Argentine. Une visite guidée nous permet d’apprécier des formes et des couleurs incroyables…
Nous serons pris au retour par un couple de sud-africains en vacances. Ils ont à peu près notre âge et ont choisi un chemin spirituel, Jean-Pierre est pasteur. Après cette journée, nous ne comprenons pas pourquoi l’Afrique du Sud fait si peur au niveau de l’insécurité. Nous avons rencontré tellement de personnes prêtes à nous aider… Trop bien !
Commentaires
C est bien de garder la tête haute.
Bravo de vivre votre voyage avec tant de passion.
Biz papaetbeau
Vous avez raison, si on va vers les gens avec un esprit positif, il y'a de fortes chances que ça se passe bien. Ca promets de belles rencontres. Enfin, je n'oserais pas vous faire la morale, aux grands voyageurs que vous avez été, êtes et serez.
Ici, à Saas-Fee, on profite du soleil d'altitude.
Avec nos meilleures pensées.
Et pour continuer le chemin en musique, 2 chansons magnifiques de Brn Harper pour vous : http://youtu.be/U1Eq7FVp7Lk
Becs
Le goût de l'oeuf d'autruche ressemble à celui de l'oeuf de poule???
MERCI de partager tout cela avec nous, gros bisous et prenez soin de vous ;-)
Je vais penser à vous chaque fois que je fais mes confitures comme ce matin où mes pots font des "clics" dans ma cuisine; je viens de cuire de la gelée de raisinets.
Et votre oeuf d'autruche, je suppose qu'il aura mieux passé au petit déjeuner que les hannetons de Ban Na.
Bonne suite et gros bisous.
Danielle