Luang Namtha, à la rencontre des minorités ethniques

Pour notre premier souper, une spécialité culinaire du Laos, le làap kai. Cette salade de poulet accompagnée d’herbes fraiches, de piment, de riz grillé et de jus de citron vert est un véritable régal !!! Nous adorons aussi le khào niaw (riz gluant) qui se mange avec les doigts en sauçant les plats. Trop trop bon !


Le lendemain midi, nous goûtons le fôe, soupe de nouille de riz servie avec un gros panier de verdure pour l’assaisonner à son goût. On se met définitivement aux baguettes, on s’en sort pas si mal !

 

Nous décidons de louer notre premier scooter manuel ! Un vrai challenge… Grâce aux conseils de Michel et Paul en mémoire, les changements de vitesse s’assouplissent au fur et à mesure des contours. Merci les gars ;-)


Quelle horreur, la ville de Muang Sing ne nous inspire pas du tout. Les gens sont désagréables et les femmes en habit traditionnel ne nous accostent que pour nous proposer des bracelets… Enfin, prétexte dissimulant plutôt des sachets d’opium. Ben voyons !

Nous trouvons une carte des alentours et partons aussitôt à la découverte des minorités ethniques. La route, ou plutôt la piste défoncée que nous avons choisi, traverse des rizières et des plantations de bananes.

 
Arrivés dans le premier village akha, nous demandons notre chemin. A la vue du nombre d’enfants qui se rassemblent autour du scooter, nous décidons timidement de couper le moteur. Allez, on se lance, on parle français, on fait des gestes et ça va le faire… Une maman s’approche pour nous montrer le ventre plein de boutons de son fils. Ses yeux sont plein d’espoir mais nous n’avons rien à lui proposer. On se sent trop bête de ne pas avoir pris notre pharmacie avec nous. Elle aurait servi pour une fois ! Du haut de son balcon, une autre femme brode très finement un tissu noir. Elle nous fait signe de grimper. Arrivés au sommet des marches, tout le monde s’affaire pour nous faire une place. Nous nous retrouvons alors assis sur un minuscule tabouret de bois, face aux regards de ces personnes qui nous observent. Quelques rudiments de lao et beaucoup de gestes nous permettent de communiquer. L’appareil photo numérique nous aide grandement dans cette démarche. Leurs yeux s’émerveillent à la vue de leur portrait et la gêne laisse place à l’intérêt. Ils nous offrent quelque chose de gluant enroulé dans une feuille de bananier, de la pastèque et une sorte de pain. Un accueil incroyable… Les femmes les plus âgées portent encore la coiffe traditionnelle akha ornée de pièces d’argent pour les protéger des mauvais esprits. Une jeune fille sent notre intérêt pour leur culture et propose à Aurélie d’essayer sa coiffe. Quel honneur ! Les femmes s’entraident pour fixer les divers éléments sur sa tête. Nous rions de bon cœur. Un moment exceptionnel… En parallèle, un petit garçon revient avec une paire de lunettes similaire à celles de Steph. Trop chou ! Sur le départ, nous remarquons que les jeunes mamans se promènent seins nus pour, selon la croyance akha, éviter d’attirer la mal sur leur progéniture. Quelle magnifique expérience.

 
 


Nous rejoignons la route principale et trouvons une petite auberge où passer la nuit. Deux autres villages se trouvent à proximité… mais l’expérience s’avère complètement différente. A peine arrivés, de jeunes enfants tendent la main pour recevoir de l’argent. Quel sentiment désagréable. Nous n’encourageons bien évidemment pas cette démarche, la mendicité s’avérant destructrice pour la survie de ces peuples. Que de questions ??? Nous nous rappelons si bien la dernière fois que nous avons été confrontés à ce phénomène au Salar d’Uyuni en Bolivie. Une réflexion commune nous avait permis de réaliser à quel point la mendicité est néfaste pour les enfants. Certains parents profitent d’ailleurs de la culpabilité ou de la pitié que ressent le touriste pour envoyer leurs enfants mendier plutôt qu’à l’école…

Le lendemain matin, une piste des plus désastreuses traverse des champs de pastèque à perte de vue.

 
A l’entrée du village, un homme tresse du bambou et s’exclame en nous voyant. Nous filmons son travail et lorsque nous lui montrons la vidéo, il n’en croit pas ses yeux. Il rit de bon cœur et nous remercie mille fois. Quelle magie ! Dans ce même village, nous entendons des « sabaidiiiiiii » de partout. Les enfants sont adorables et si souriants !!! Nous nous asseyons par terre et après quelques hésitations et regards complices, ils s’approchent. Une petite puce imite tous nos gestes, un vrai clown, tandis qu’un garçon nous apporte une mangue acidulée dont il a enlevé la peau avec sa machette. Adorable. Nous chantons en frappant des mains. Un vrai moment de pur bonheur.

 

Commentaires

maman a dit…
Très touchant votre aventure il me revient à nouveau un mot"WAOW", je suis a nouveau très émue devant la gentillesse de ces personnes,ils n'ont pas grand chose, mais sont prêts à donner.
Tu portes bien la coiffe ma chérie.
Me réjouis de goûter à tous vos bons petits plats....
Je vous embrasse très très fort
Nicole et Igor a dit…
Merci pour vos reportages toujours aussi touchants et poétiques. On adore!!!
C'est magnifique comme vous allez à la rencontre des gens...
Gros bisous
Maman Clerc a dit…
Comme de coutume,magnifique reportage sur ces peuplades qui me sont inconnues. Suis vraiment èmue de tant de générosité et de bonté. Bravo mes petits suis très fière de vous. Des milliers de bisous.
PapaetBeau a dit…
Alors c'est cela l'imersion avec les gens de la planette, BRAVO à vous 2 pour cette magnifique expérience, la coiffe et les lunette quelle expérience.

Trop content pour vous BIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIsoux