Les Flinders Ranges

Nous roulons toute la journée pour nous rapprocher de l’Outback, moment tant attendu de notre périple. Que faire ? Nous sommes tentés de rejoindre Coober Pedy et Uluru par la fameuse piste Oodnadatta Track mais notre véhicule ne s’y prête pas vraiment ; nous n’avons qu’une seule roue de secours, pas de téléphone satellite et surtout, les orages peuvent inonder et bloquer la circulation pendant des jours… Tous ces arguments ne parviennent toutefois pas à nous faire abandonner l’idée. La nuit porte conseil et c’est donc sous une magnifique voie lactée que nous nous endormons, cachés dans le bush en direction des Flinders Ranges.

Le lendemain, debouts aux aurores, nous n’avons plus l’habitude… Nous rejoignons un petit village pour que notre clé 3G capte du réseau. Un important rendez-vous sur skype nous attend : le mariage d’Alain et Fabienne. Nous ne voulons manquer cet instant sous aucun prétexte et découvrons avec beaucoup d’émotion nos deux amoureux. La technologie a du bon parfois !!! Après une telle explosion de joie, il nous faut un moment pour ré-apprivoiser le calme qui nous entoure. Nous profitons de la fraîcheur matinale, enfin tout est relatif, pour marcher dans le bush à la découverte de nouvelles peintures aborigènes. Le décor est nouveau, toutes les pierres sont rouges et la végétation plus aride. Nous sommes à l’écoute des moindres bruits dans l’espoir d’apercevoir nos premiers animaux de l’Outback. Les peintures sont plus colorées que celles que nous avons pu voir jusqu’à présent. Les aborigènes ont utilisé de l’ocre rouge, jaune et blanche pour peindre ces mystérieux motifs. Nous pensons y voir un lézard et des traces d’émeus mais place à votre imagination.



Sur le chemin du retour, un kangourou se repose tranquillement et s’écarte quelque peu pour nous laisser passer. Il est si peu craintif que nous nous demandons même s’il n’est pas affaibli ou malade. Pas de réponse à notre question... Quelques pas plus tard, des bruits surgissent du bush, plusieurs kangourous et chèvres sauvages profitent d’un coin d’ombre en contrebas du sentier. Nous apercevons aussi l’étrange reptile des Grampians. Arrivés sur le parking, Steph fixe un écusson sur l’arrière d’une Jeep, oui oui… nous ne sommes pas les seuls valaisans ici !

 
Nous roulons en direction d’une gorge pour faire une petite marche et sommes horrifiés par le nombre de kangourous morts sur le bord de la route. Le malheur des uns fait le bonheur des autres ; un wedge-tailed eagle d’une envergure de plus de 2 mètres se fait un réel festin.

 
Nous commençons notre randonnée en plein cagnard, il est midi et la température se monte probablement à plus de 40 degrés, non mais quelle idée d’aller marcher dans une gorge à cette heure de la journée ! Nous tenons bon et apercevons très furtivement une sorte de kangourou avec une longue queue striée. Il s’agirait peut-être du fameux wallaby des rochers à pattes jaunes mais nous n’en sommes pas certains. Steph s’aventure dans les rochers pour tenter de le retrouver mais c’est peine perdue. Nous nous reposons quelques minutes sous l’ombre minuscule d’un arbre et décidons de faire demi-tour. Il était temps, Aurélie affiche des couleurs entre le rouge vif et le violet. Nous avons compris la leçon, pour randonner dans l’outback, il faudra se lever de bonne heure. Nous retrouvons la clim de notre van avec un énorme soulagement et reprenons la piste.


Nous sommes secoués dans tous les sens, la piste devient de plus en plus mauvaise ! Cette fois c’est sûr, nous renonçons à faire plus de 500 km dans ces conditions pour rejoindre Coober Pedy. Nous décidons donc de rejoindre la route goudronnée mais juste avant de la retrouver, nous observons de petites grottes contre la montagne à l’aide de nos jumelles. Il nous semblait apercevoir une tête lorsqu’un wallaby sort de sa cachette et se redresse sur ses pattes en nous fixant du genre « Je peux vous aider ? » Cette fois, aucun doute possible, ce sont bel et bien les wallabys des rochers à pattes jaunes. Il y en a même dans chaque grotte. Ne voulant pas trop les déranger, nous prenons quelques photos et partons. Ce n’est que plus tard que nous apercevrons, sur la photo des deux amoureux, la tête du petit sortir de la poche de sa maman.

  

A peine parvenus sur la route goudronnée, l’orage nous surprend. Heureusement que nous avons renoncés à la piste. Sage décision pour une fois ! Pendant qu’Aurélie roule, une fois n’est pas coutume, Steph capture une superbe photo.

Commentaires

Danielle a dit…
Hello,
Magnifique reportage. On vous sent dans votre élément lorsque vous êtes en pleine nature à la découverte de nouvelles aventures et loin de la civilisation moderne.
Bonne continuation. Bizzzzzz
Danielle.
Alain et Fab a dit…
Eh oui, la technologie a du bon !!
C'était magique ce moment skype... :-)
On vous embrasse
Nicho a dit…
Ah là là... que c'est bon de revoir ces paysages d'Australie!... Moi j'attends avec impatience le premier combat de boxe entre Steph et un kangourou (catégorie lourd)!
Bisous!
Nicho
Papa&Beau a dit…
Trop super ces photographies .
Je n'en peu plus de pouvoir bientôt partager de bons moments tous ensemble .Biz
Mélanie a dit…
Quelles belles photos dans ce nouveau reportage... Et comme toujours, vos récits nous emmènent à chaque fois un peu avec vous... On voudrait se faire tout petit pour pouvoir rentrer dans les sacs à dos des 3 nouveaux aventuriers... ;-) On vous aime fort!
Maman Clerc a dit…
Quels merveilleux reportage, merci encore de nous faire rêver. A bientôt mes Cheris. Mille bisous