La ruta 40

Après ces randonnées en Patagonie, grande décision à prendre. Allons-nous remonter la Ruta 40 en stop ? L’expérience serait vraiment unique mais cette route partiellement goudronnée n’est pas très fréquentée. Nous avons de la peine à nous décider… mais nous optons finalement pour le bus. Après 10 heures pour rejoindre Los Antiguos, nous avons découvert des paysages magnifiques mais également constaté que très peu, mais vraiment très peu de véhicules passent par là. Heureusement que nous n’avons pas tenté l’expérience en stop.

Nous restons deux jours dans ce village à découvrir les chacras des alentours, sortes de fermes qui cultivent des légumes, des fruits et fabriquent des produits artisanaux. La spécialité du coin est la cerise. Il y en a partout et nous nous sommes régalés. Ils organisent même une grande « Fiesta de la ceresa » chaque année au mois de janvier.

Nos compagnons de camping, et occasionnellement nos voleurs de pique-nique…

 
Nous poursuivons ensuite notre route, en bus bien sûr, jusqu’au village hippie d’El Bolson. L’ambiance est agréable, il fait chaud, les gens sont calmes et détendus, ce qui est assez rare les quelques jours précédant Noël. Pour la peine, nous nous sommes loués une petite chambre dans un chalet un peu à l’écart. Quel bonheur ! Nous passons la Navidad avec des brésiliens, des français, des espagnols et un allemand. Chacun prépare quelque chose à manger et nous partageons le tout. Un joli moment de partage.



Après, cela se gâte… Nous prenons le bus pour Buenos Aires, une vingtaine d’heures. Dès la nuit tombée, nous commençons à avoir la nausée. Nous essayons de dormir tant bien que mal jusqu’au petit jour, moment fatidique où nos estomacs lâchent le coup. Steph va vomir plusieurs fois dans les toilettes du bus. On vous laisse imaginer l’odeur et la propreté du lieu, ça donne envie. Moi j’opte pour le remplissage de cornets en plastique. Charmant ! Nous sommes donc littéralement vidés lorsque nous arrivons enfin, mais enfin à Buenos Aires. Hors de question de poursuivre jusqu’à Iguazu. Nous errons donc dans le terminal. Il nous faut trouver un dortoir pas trop cher et surtout un moyen de locomotion pour nous rendre au centre… Nous rassemblons toutes nos forces, trouvons la station de métro et une auberge qui nous avait été conseillée. A peine arrivés, malgré la chaleur de l’après-midi, nous nous endormons jusqu’au lendemain. Fin du calvaire.

Commentaires

maman a dit…
Le hamac a l'air bien confortable et vos compagnons de route ma fois bien mignons. Bien courageux de faire tant d'heures de bus malade, heureusement que cela va mieux. On pense fort à vous 2 et super de vous avoir vu sur skype aujourd'hui. Nous on se réjouit de bientôt vous voir. On compte les jours. Bisouxxxxxxxxxx
PapaetBeau a dit…
Ha Ha le hamac au bord du bard c'est la frime
Merci encore pour vos messages
I love You's
Mél a dit…
Quel courage!!! Un si long trajet malade; l'horreur j'imagine... Mais je suis heureuse de savoir que vous allez mieux maintenant!!! Je me réjouis de découvrir l'Australie grâce à vous... ;-)
Continuez de vivre votre rêve et de profiter de chaque instant... Gros bisous