Potosi et ses mines, que de questions?

Nous sommes à Potosi avec Nicholas et Célia et nous faisons plusieurs auberges pour trouver une chambre à un prix correct. Nous finissons par choisir Compaña de Jesus et retrouvons un autre couple rencontré à Sucre, Marie et Nicolas. La ressemblance entre Steph et la photo du Christ à l’entrée nous fait bien rire. Nous prospectons auprès de différentes agences pour réserver un tour dans les mines. Une quantité astronomique d'argent a été extraite de la montagne du Cerro Rico aux cours des 4 derniers siècles dans un labeur infernal, et l'exploitation continue par près de 2000 travailleurs.


Nous sommes un peu mitigés… Est-ce du voyeurisme que de visiter des mines en activité et d’observer ces hommes qui y travaillent durement ? Y a-t-il réellement un pourcentage de l’argent versé aux agences qui contribue à l’amélioration des conditions de travail dans les mines ? Que d’interrogations… Nous décidons d’y aller le lendemain après-midi, moment plus calme de la journée pour essayer d’établir un contact avec les mineurs…

Le guide vient nous chercher à l’auberge auprès de laquelle nous avons réservé le tour. Nous partons nous changer et enfiler des habits plus adéquats ainsi que des bottes. Il nous emmène ensuite au marché des mineurs dans le but de leur acheter de petites attentions. A nouveau les questions fusent… Il nous suggère d’acheter des feuilles de coca avec un accélérateur qui permet de libérer plus rapidement l’effet stimulant, des cigarettes, de l’alcool à 95 degrés et de la dynamite… Que faire ? Nous ne sommes pas vraiment pour offrir cet alcool mais peut-être que cela leur permet de supporter ce quotidien difficile… Est-ce que la feuille de coca est réellement plus saine ? Nous achetons des feuilles de coca et de l’alcool…

Arrivés sur place, nous nous équipons d’une lampe et entrons dans les mines. Un grand moment d’émotion nous envahit lorsque deux mineurs qui finissent leur journée sortent de la mine. Ils sont recouverts de poussière et un foulard leur recouvre la bouche. Nous apprenons que l’espérance de vie est de 45 ans à cause des conditions difficiles de travail et de la poussière qu’ils inhalent.


Dans les mines, nous croisons plusieurs mineurs. Ils mâchent tous une grande quantité de feuilles de coca et ont un air hagard. Nous descendons plusieurs échelles et nous nous retrouvons 30 mètres plus bas avec quelques travailleurs qui ont fini leur journée. L’ambiance est spéciale, il fait sombre, il y a beaucoup de poussière et nous sommes particulièrement interpellés par la jeunesse de certains mineurs…

 
 








Nous ressortons des mines avec encore plus d’interrogations qu’en y entrant…

Commentaires

Anonyme a dit…
Je suis soulagée que vous êtes dehors et contente d'avoir de nouveaux reportages. Cela a dû être difficile de voir travailler ces hommes et si jeunes...Je pense fort à vous.
maman a dit…
Anonyme c'état moi, j'ai écrit un peu trop vite. Super toutes ces belles rencontres que vous faites, et en plus ils vous suivent sur votre blog. GENIAL!!!
Maman Clerc a dit…
Je pense comme vous, c'est vraiment un dilemme cette condition de travail et ça me fait bien réfléchir. A part ça j'espère que tout va bien pour vous. Comme tu as l'air soucieuse Aurélie devant l'entrèe de la mine. Bisous et merci-